Laval, Canada - October 18, 2002

Liberté d'expression opressée!

Encore une fois, et avant quelques jours du Sommet de la Francophonie, mercredi le 16 octobre 2002, la liberté d'expression a été opressée - par les autorités libanaises - sur le campus de l'Université Saint-Joseph. 

Les forces de l'ordre libanaises - notamment l'unité d'intervention rapide et la brigade antiémeute - se sont opposées à quelques 800 étudiants manifestant pacifiquement à l'occasion du Sommet de la Francophonie à Beyrouth. Les étudiants ont protesté contre l'occupation Syrienne du Liban et dénoncé les violations répétées des libertés publiques et des droits de la personne. Ils ont aussi réclamé la réouverture de la chaîne de télévision MTV fermée abusivement depuis le 4 septembre.

Selon des sources crédibles, six étudiants, Édouard Chamoun, Rabih Khalifé, Charbel Khalil, Élie Chamoun, Paul Bassil, et Youssef Sadek ont été interpellés par les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) et libérés le soir, et quatre autres, Rami Saliba, Cynthia Zaraziri, Richard Younan et William Chémali, ont été transportés à l'hôpital après avoir être blessés dans les échauffourées. Zaraziri, 19 ans, a été gravement blessée. Elle a reçu des coups de crosse sur le cou, le dos, l'épaule et les oreilles de sorte qu'elle n'arrive plus à bouger aucun de ses membres. Elle a l'épaule gauche démise, un affaissement des vertèbres et souffre de plusieurs contusions. Les plaies d'une opération aux oreilles qu'elle avait faite quelques jours auparavant se sont également rouvertes à cause des coups.

Suite à cette nouvelle scène dramatique, RCPL appelle tous les participants au IX è Sommet de la Francophonie à intervenir
auprès des autorités Libanaises pour:

-

se conformer aux principes de base de la Francophonie, et exiger la création d'un comité d'observation (des pays Francophones), pour s'assurer de la promotion et l'instauration de la démocratie au Liban, ainsi que du respect des droits universels de la personne, notamment les libertés civiles et la liberté d'expression.

-

cesser les arrestations arbitraires, illégales et régulières journalières pour les jeunes activistes, étudiants, cadres supérieurs, journalistes, avocats, médecins et ouvriers et respecter leurs droits légitimes d' exprimer leur opinion d'une façon pacifique et civilisée.

-

libérer tous les prisonniers de conscience et les détenus arbitrairement dans les prisons.

back to top